Carnet de route vers Istanbul

1er jour BISCHWILLER - HORNBERG

Bonjour à tous
Merci beaucoup pour ce départ magnifique et plein d'émotion !
On a à peine eu le temps de sécher nos larmes qu'à 20 km du départ, une nouvelle surprise nous attendait... Un rassemblement de supporters sont venus nous soutenir, tout en nous accompagnant d'un son mélodieux des cors des Alpes.
Une bonne première étape, avec plus de 114 km au compteur. En soirée, nous avons été accueillis très chaleureusement par le Maire de Hornberg et une représentante de Duravit. Dans cette entreprise, nous avons découvert les plus grandes toilettes du monde, et en prime, ils en ont profité pour faire de la pub. Donc en rentrant à la maison, si nous voulons une nouvelle salle de bain, il ne faudra pas demander pourquoi...
Cette première nuit en gymnase s'est très bien déroulée, malgré quelques ronflements...

Auteurs : Amélie LUX et Anaïs MEHL

Vidéo de l'étape 1

2ème jour HORNBERG - FRIDINGEN

Après la première nuit passée en groupe dans une salle de sport, nous avons été accueillis chaleureusement à la Mairie de Hornberg par M. Peter REEB, chargé des relations avec la ville de Bischwiller, qui nous a offert le petit déjeuner dans la salle du conseil municipal. Ensuite, certains raideurs, les plus fous, sont partis gravir le sommet de la Forêt Noire. Suite à la montée de 2 heures, tout le groupe s'est réuni pour aller ensemble à Donaueschingen et partager un buffet froid. Rassasiés, nous reprîmes la route en longeant le Danube. C'est après 3h00 de route que nous arrivâmes au bout de notre seconde étape : FRIDIGEN. Malgré un temps plutôt maussade, le compteur afficha quand m$eme 112,5 km. C'était une très belle étape. La montée difficile nous a tous rendus encore plus solidaires.

Auteurs : Justine MULLER et Amélie NOE

Vidéo de l'étape 2

ETAPE 3 : FRIDINGEN - ULM

Salut tout le monde !

Aujourd'hui le 29 mars, nous sommes partis vers les 08h00 de Fridigen. Nous étions un peu fatigués à cause de la grande montée d'hier. Nous avons longé le Danube en passant par des forêts et des montagnes. La route serpentait entre d'immenses à pics surmontés de châteaux et citadelles médiévales ; c'était géant ! Puis les paysages ont changé. Les montagnes ont ensuite laissé place à de larges plaines. Au cours de la journée nous avons aperçu une dizaine de rapaces qui tournoyaient dans le ciel. Nous avons vu la célèbre abbaye de Sigmaringen où les collaborateurs français des nazis se sont réfugiés après la deuxième Guerre Mondiale. Nous sommes arrivés à Riedlingen vers 12h30. Il y avait de la soupe et de la charcuterie, et du pudding bon pour le moral. Et délicieux ! L'après-midi s'est passé dans les plaines et au bord du Danube (heureusement !) où nous avons vu de nombreux cygnes, de mouettes et des couples de canards, même des oies sauvages. Nous sommes arrivés à Ulm vers 18h. Nous avons traversé la ville avec quelques difficultés mais cela nous a permis de voir la vieille ville et son célèbre Munster. Nous sommes enfin arrivés au complexe sportif où nous devions dormir. Ah, enfin ! Un endroit où reposer nos pauvres fesses fatiguées par 8 heures de selle. C'est la première journée depuis le départ où nous avons roulé parfois sur des routes goudronnées, mais aussi sur des chemins de terre. Le temps s'est aussi réchauffé au fur et à mesure de la journée. Bonne nouvelle, car elle avait débuté sous la pluie (grrrr...) ; l'après-midi, il a fait carrémet beau. Pour finir, nous avons bouclé l'étape de 156 km ! ! ! et 900 m de dénivelé ! ! ! Demain c'est cool, que 130 km de prévu (lol) !

Auteurs : Vivien REEB et Ludovic OCHAVO

Vidéo de l'étape 3

ETAPE 4 : ULM - NEUBURG

Quelle journée ! Enfin ni pluie, ni vent. Ce matin, le chemin empruntait de nombreux sentiers à travers la forêt danubienne.Le paysage était comme toujours magnifique. Deux d'entre nous sont restés aider la caravane en raison de la fatigue des jambes. Ils ont dû nettoyer toute la vaisselle, tout ranger dans chaque véhicule. Cela nous a pris une bonne partie de la matinée. A midi, le groupe a pique-niqué à Dillingen au bord du Danube dans la forêt, et c'était agréable sous le soleil. L'après-midi, nous avons tous suivi le Danube, avec de nombreuses montées épuisantes au rendez-vous. Un événement s'est également produit : LA PREMIERE CREVAISON ! Ce soir nous dormirons pour la première fois dans une auberge de jeunesse avec enfin des vrais lits et un baby-foot pour les amateurs.

Auteurs : Mélanie RINCKENBERGER et Dylan RIFF

Vidéo de l'étape 4

Le conte de Guy

Il était une fois un cortège de chasubles jaunes et orange qui suivait les méandres du fleuve comme un chapelet de lucioles diurnes !

Ce sont vos chers petits Poucet qui pédalent dans les forêts inondables du Danube supérieur.

Je vous l'assure, ils sont très beaux avec leurs petits casques luisants, dont s'échappent des pensées pour vous. Ces pensées, frétillantes, remontent d'abord le courant jusqu'à la source du fleuve où elles prendront en otage un nuage de passage pour franchir le Rhin. Alors à Pâques, regardez bien dans vos jardins, avec les oeufs, vous trouverez bien une petite pensée de votre enfant fraîchement tombée du ciel. Si vraiment vous ne la trouvez pas, sachez qu'elle voyage encore quelque part entre le Danube supérieur et l'Alsace ; peut-être en cigogne, qui sait ?

Vous nous direz si chez vous elle est arrivée par lapin, par cigogne ou par cloche. Cest pour nos statistiques.

Mince, pendant que j'écris, nous avons perdu les jeunes. Ouf, ils ont semé des petits cailloux...

Auteurs : Guy ASSMANN, professeur accompagnateur

Les comptes de Chantal

Nous en sommes au jour 5 ! plus que 21 !

Quelques petites informations en vrac pour vous décrire l'accueil qui nous est réservé...

APPENWEIER : déjeuner dans une salle de sport (lutte) de Urloffen. La salle a été gracieusement mise à notre disposition, le "Hausmeister" s'est déplacé pour nous. Un réprésentant de la Mairie est également venu nous rencontrer.

HORNBERG : accueil royal chez DURAVIT par le PDG de Duravit qui n'a malheuresement pas pu rester jusqu'à l'arrivée des cyclistes qui avaient pris du retard. Le Maire de Hornberg nous a fait l'honneur de sa présence. Nous avons eu l'occasion de visiter le show room de Duravit, absolument impressionnant, d'où les envies de changements de salle de bain. De véritables salles de bain sont accessibles pour les visiteurs pour tester les douches et baignoires. Nous aurions volontiers procédé à des essais ! Le repas a été offert par l'entreprise également. Le lendemain (dimanche matin), la Mairie nous a été ouverte pour un copieux petit-déjeuner.

DONAUESCHINGEN : nous avons été accueillis gracieusement, dans la salle de sport de la Realschule. La "Hausmeisterin" est venue nous ouvrir et fermer la salle (je vous rappelle que c'était un dimanche). Elle est même allée réquisitionner toutes les boulloires électriques de l'école pour nous permettre de faire du café.

FRIDINGEN : accueil très chaleureux dans la maison paroissiale de la ville. Un bâtiment entier a été mis à notre disposition, les employés ont vidé les garages pour nous permettre de stocker nos vélos en sécurité. Nous avions demandé à notre correspondante de nous commander du pain frais pour le matin. En arrivant, nous avons eu la très bonne surprise d'entendre que non seulement l'hébergement était totalement gratuit, mais qu'en plus les Brötchen nous étaient offerts.

EICHENAU / RIEDLINGEN : première frayeur de l'aventure. Et pourtant la mésaventure nous était déjà arrivée lors du raid précédent... la salle réservée pour le déjeuner se situait à Eichenau, mais le matin, au moment de paramétrer nos GPS, nous nous sommes rendus compte que ce n'était pas le bon Eichenau. Grosse montée d'adrénaline, surtout qu'il ne faisait pas beau et qu'un pique-nique était difficilement envisageable. Qu'à cela ne tienne... un coup de fil à la Mairie de Riedlingen, et hop... nous avons décroché une salle, toujours mise gracieusement à notre disposition. C'est cà aussi la magie de ce raid !

ULM : un gymnase mis à notre disposition, toujours gracieusement... Des cours de fitness en soirée ont même été annulés pour nous permettre de loger dans la salle ! Nous avons vu arriver au fur et à mesure les sportives bien déçues... nous en étions un peu gênés.

DILLINGEN : beau temps... on en profite, pique-nique au bord de l'eau. Cette mairie, sollicitée comme les autres par courrier et par mail, n'avait pas donné signe de vie.... cela tombait finalement bien, car comme il faisait très beau, nous sommes restés au bord de l'eau.

NEUBURG AN DER DONAU : accueil plus que sympathique dans une dépendance du centre pour la jeunesse de la ville. Une maison entière est mise à notre disposition, avec de vrais lits. Le forfait inital qui devait être réglé pour compenser les frais de blanchisserie pour la literie est finalement annulé également. De plus, le linge de l'équipe a pu être lavé. (et enfin la première vraie Hefeweisse !)

 

Et voilà pour l'instant. L'accueil que nous recevons est toujours chaleureux et s'il ne l'est pas au départ, devient très souvent admiratif.

Nous continuons dans des gymnases pour les trois prochains jours... Nous vous tiendrons au courant de la suite de nos pérégrinations !

Auteurs : Chantal MABIRE, responsable logistique

ETAPE 5 : NEUBURG AN DER DONAU - REGENSBURG

Après une bonne nuit de sommeil, dans de vrais lits (enfin), nous nous sommes mis en route pour Neustadt où nous avons mangé dans la salle du conseil municipal. Vers 14h, nous avons repris la route à destination de Regensburg pour clôre une étape de 115 km. Après cette belle journée passée à pédaler, nous nous sommes installés dans un vaste gymnase. S'ensuivit l'inévitable séquence de nettoyage du vélo, de rangement, d'installation et de douche. Nous avons apprécié un sublime repas (avec des frites ! ! !) au restaurant Katarinenhof, tenu par un Macédonien, qui jouxtait le gymnase. Plus tard, après un exposé sur le Danube présenté par Dylan et Norian, nous avons apprécié quelques pâtisseries en dessert, dont les fameux Berliner qui s'appellent ainsi partout sauf à Berlin et en Bavière, où on les appelle des Krapfen. C'était l'une des soirées les plus sympas grâce au dîner délicieux et à l'exposé qui nous a présenté le Danube. Cependant, malgré les coups de blues de certains, le groupe avance coûte que coûte grâce à son esprit d'équipe et une très bonne organisation. On vous laisse, patience, la suite arrive !

AUTEURS : Charline SCHAEFFER et Norian SAAB

Vidéo de l'étape 5

ETAPE 6 : REGENSBURG – VILSHOFEN AN DER DONAU

120 km…. Pluie, froid

Etape moins dure que les précédents du fait que nous n’avons fait que (!) 120 km de Regensburg à Vilshofen. Le matin, nous avons pu admirer un magnifique temple, le Walhalla, qui symbolise les célébrités du paradis germanique. Puis le froid s’est installé, 6°C, tout au long de la fin de la matinée. Nous avons fait une pause de midi à Bogen.

Nous sommes repartis, avons subi un froid terrible, ainsi qu’une pluie incessante. Toujours le long du Danube, nous pédalions, tandis que les élèves de première faisaient leur bac blanc de français, pour honorer leurs engagements auprès de leurs professeurs. Ces veinards étaient bien au chaud dans la salle du Conseil Municipal de la Mairie, avec des boissons offertes, sous la responsabilité de M. Assmann. Ils en réclament d’ailleurs un deuxième !

Le soir, toujours sous la pluie, nous sommes parvenus à Vilshofen dans une belle et grande école. Espérons vivement le retour d’une météo plus clémente…

AUTEURS : Clément THEOLOGIEN et Zuheyl ZOR

Vidéo de l'étape 6

Etape 7 : VILSHOFEN – LINZ

Après la pluie…le beau temps
            6h 30 la troupe s’éveille
            La caravane manque de sommeil
            Dès 8h30 les courageux s’élancent
            Pour 130 kilomètres d’efforts intenses

Ah, ce matin je les retrouve fringants et au complet, en effet, hier certains avaient dû travailler pour leur bac – il faut bien le « Fähre ». Maintenant on « Pass’au » choses sérieuses…

Je grossis, car je prends dans mes bras les eaux vertes de mon « mari l’Inn »et ensemble nous franchissons la frontière. Là j’étale pour ces nouveaux conquistadores mes plus beaux atours : forteresses et châteaux qui me dominent et m’observent depuis des siècles, églises et chapelles témoins de la piété des autrichiens, les premières péniches glissant sur mon dos, le tout avec en arrière plan quelques cimes enneigées…
Je m’y attendais, ils n’ont pas résisté à la beauté de mes boucles et ont pique-niqué au soleil face à la plus belle !

Ah, j’allais oublier : des « 67 » ont failli me voler la vedette sous prétexte de rendre visite à leur fille…
Mais rapidement notre complicité reprit son cours, je l’espère pour longtemps encore…car je crois que je les aime !!!

Die Donau

AUTEURS : Guy LEBRUN et Jean-Michel ILTIS

Vidéo de l'étape 7

Etape 8 : LINZ – MELK

Tranche de vie au bord du Danube

  • 06h10 : réveil… en douceur cette fois-ci ! Le jour est déjà levé. Vue sur le Danube. Le ciel est bleu. Il fait 3 degrés.
  • 07h00 : Cohue autour du petit déjeuner. Nos hôtes sont quelque peu dépassés par les 43 affamés que nous formons.
  • 08h20 : départ. La piste longe le Danube.
  • 10h20 : arrêt à Mautthausen. Ancien camp d’extermination. Nous nous regroupons. Quelques explications sont données sur tout le bien et le mal que peuvent faire les hommes. Main dans la main, un cercle se forme et une minute de silence est observée. Tout le groupe mesure l’ampleur de la tragédie qui s’est déroulée en ce lieu. L’instant, solennel, est marqué d’une grande émotion.
  • 11h20 : cinquième crevaison depuis le départ. C’est Valentin qui s’est sacrifié.
  • 11h40 à 12h40 : Melek prend son cours quotidien d’allemand auprès de Jean-Michel. C’est un rituel depuis le départ.
  • 12h45 : arrêt au bord du Danube. Pique-nique sous le soleil. Nous avons parcouru ce matin 70 km.
  • 13h45 : c’est reparti pour une demi-étape courte (48 km). Jean-Luc revêt son maillot jaune et se joint aux cyclistes.
  • 14h30 : le millième kilomètre est atteint. Photo de famille. L’événement est marqué à la craie sur le macadam. La suite du déplacement se déroule tranquillement le long du Danube jusqu’à….
  • 17h07 : arrivée à Melk. Très belle ville dominée par sa magnifique et monumentale abbaye baroque. Installation dans le gymnase d’un établissement scolaire.
  • 19h00 : Pizza pour tout le monde ! ! !
  • 22h00 : retour au gymnase et extinction des feux (arrières des vélos)

Quelques impressions sur la journée !

  • Marc : pas de soucis de navigation, la nature se réveille. Bien-être général.
  • Sophie et Tobias ont été admiratifs devant les très beaux paysages proches des peintures naïves.
  • Marc, Jonathan, Nicolas et les autres garderont un souvenir ému de Mautthausen.

La phrase du jour : plus tu pédales moins vite, et moins davantage tu avances ! (à réfléchir !)

AUTEURS : Jean-Paul STUDY et Jean-Marie MUNCH

Vidéo de l'étape 8

Etape 9 : MELK – VIENNE

Météo : soleil , 13 à 20°C

Premier jour de repos pour l’ensemble des cyclistes. Le réveil est un peu plus tardif. Même à Melk, le lapin de Pâques est passé et nous remercions Norian et ses parents, la famille Iltis ainsi que le personnel de la cuisine du lycée pour leurs gentilles attentions. Avant notre départ pour Vienne, nous visitons l’abbaye de Melk, Melk qui tire son nom de la rivière qui y passe et qui signifie « rivière qui coule doucement ». L’abbaye bénédictine est un chef d’œuvre de l’art baroque, une des pièces maîtresses est la bibliothèque qui comprend environ 100 000 volumes. Vers 10h, nous partons pour Vienne, les sièges du bus sont bien plus confortables que nos selles à un point où l’endormissement est presque général.

Vers 11h15, nous arrivons à destination : le lycée français. Nous prenons possession du gymnase et nous nous y installons. Valises, matelas, lits de camps, sacs de couchage, caisses sont autant d’éléments qu’il faut transporter, assembler… mais qu’importe, nous sommes tellement rôdés que cela devient un jeu d’enfants. Après un pique-nique au soleil dans le parc du lycée, nous partons pour une visite guidée de Vienne.

Avec Benoît et Jean-Michel comme guides, nous avons vu die Staatsoper, le Musée Alberina, le quartier des musées, le Parlement, das Rathaus, la Hofburg (palais d’hiver qui abrite les appartements de Sissi), le Stephansdom, die Pestsaüle, la statute de Mozart et plein d’autres choses plus magnifiques les unes que les autres, qui donnent envie de revenir visiter la ville plus longuement.

Après cet épisode culturel, nous avions 1h30 de « quartier libre ». Avec d’autres raideurs, nous sommes allés manger une « megabig » glace délicieuse, puis un cheeseburger. Vous voyez, nous ne perdons pas nos bonnes habitudes ! Dans le centre ville, nous avons vu des automates humains, des danseurs de hip-hop et plein de personnages bizarres. De retour au lieu de rendez-vous, nous sommes partis au restaurant.

Que dire de la soirée que nous avons passée dans un « Heuriger », winstub locale, réservé par le Proviseur adjoint du lycée français, sinon qu’elle fut extraordinaire pour son ambiance musicale (accordéon) et ses chants, son repas et la joie qui émanait de chacun d’entre nous.

Retour au lycée vers 22h.

AUTEURS : Gulcan AYCAN et Francine ABGRALL

Vidéo de l'étape 9

Etape 10 : VIENNE – BRATISLAVA

Aujourd’hui, nous nous sommes réveillés à 06h30 comme d’habitude, mais le réveil devait être plus rapide car 75 km dans la matinée nous attendaient. Dès la première heure de route, deux chutes sur des rails, mais sans gravité. Seulement, ces deux chutes auraient pu être évitées car c’est à la suite d’un détour que nous sommes tombés sur ces rails. A cause de nombreux détours, 86 km ont finalement été parcourus !!! Tout cela dans des conditions climatiques difficiles. Et deux crevaisons de la même personne !

Nous avons passé la frontière sans aucune difficulté ni aucun contrôle. Quelle facilité !

Nous sommes arrivés une heure en retard et les correspondants slovaques nous attendaient déjà avec impatience pour nous faire visiter la ville de Bratislava. Tout de suite après notre arrivée, sans même prendre de douche, nous sommes allés manger une soupe bien chaude au restaurant, en compagnie de nos hôtes slovaques.

Dans ce restaurant, les plats qui nous ont été servis ont été très bons. Le seul bémol a été le vol de la caméra de notre cher Raymond )’=. Ensuite nous avons visité Bratislava où nous avons vu quelques monuments comme l’ancien théâtre. Puis nous sommes allés dans un centre commercial où nous avons pu faire du shopping sans les professeurs.

A notre retour, après avoir pris une douche bien méritée, nous sommes retournés dans le restaurant où il y avait ce mauvais souvenir, particulièrement pour Raymond. Heureusement pour tout le monde, il a une caméra de secours.

Après cela nous sommes rentrés au gymnase du lycée franco-slovaque où deux exposés ont été présentés. Enfin, une bonne nuit de sommeil nous attendait.

AUTEURS : Mélanie BALDAUF et Clément BADER

Pas de vidéo de l'étape 10 la caméra a été volée avec la cassette

Etape 11 : BRATISLAVA – BUDAPEST

Dur, dur le réveil !

On a encore dormi sur des lits de camps. Comme d’habitude, réveil à 06h30 avec empaquetage de toutes les affaires.

A 08h30, tout le monde est dehors, prêt à partir ; mais mauvaise surprise, le bus censé nous emmener à Budapest n’est pas là ! On a attendu 2 heures dehors dans le froid un bus qui ne semblait pas pressé de nous chercher.

Enfin arrivé, nous sommes montés à bord du véhicule et sommes partis. Nous sommes entrés en Hongrie par un poste frontière fantôme. Finalement, après deux heures de trajet, nous sommes arrivés au lycée Szily Kalman. Le responsable des relations internationales de la Mairie de Budapest est venu à notre rencontre et a fait un discours d’accueil. La cantine du lycée nous a servi un repas chaud composé d’une soupe, et d’un plat à base de pâtes qui ressemblent à des lentilles.

A 16h00, après nous être installés au gymnase du lycée et avoir préparé les vélos pour le lendemain, nous sommes allés visiter la ville, riche de monuments historiques, toujours accompagnés par les blagues mystérieuses de fort étranges de Monsieur Iltis. Un adjoint au responsable des relations internationales de la Mairie a commenté quelque peu cette visite en anglais.

Nous nous sommes rendus à pieds jusqu’à l’Institut Français de Vienne, où nous fûmes reçus par l’Ambassadeur de France à Vienne en personne. Le chargé des affaires culturelles était également présent. Il connaissait très bien Bischwiller et son lycée, son père étant un ancien professeur de Maurois. Nous avons eu droit à des boissons et de délicieux petits fours salés et sucrés. Nous avons fait une photo de groupe avec l’Ambassadeur.

Après nous sommes rentrés au gymnase en tram, pour y passer la nuit.

AUTEURS : Tobias BALTZINGER et Jonathan BORIE

Vidéo de l'étape 11

Etape 12 : BUDAPEST – SOLT

Nous avons quitté Budapest et ce fut une navigation difficile entre les faubourgs, les industries, les canaux.

Aujourd’hui journée « crevante » ! En effet, 8 pneus de vélos ont crevé. Nous voulons nous rattraper par rapport à la semaine dernière. Cela est dû en partie aussi aux routes truffées de trous, envahies par les herbes et parfois en terre. Cependant, le soleil est revenu ! On a pu voir des jambes se dénuder, certains se sont mis en tee-shirt, ce qui provoque quelques coups de soleil. Il faisait tellement beau que nous avons pique-niqué avec l’herbe verte. Des poules sont venues en visite ! Un paysan hongrois nous a même offert des pommes. Au cours de l’après-midi, nous étions sur des digues empatûrées, où nous avons pu observer des biches et des lapins. Puis à cause d’un mal de fesse soutenu, nous avons changé d’itinéraire pour reprendre une route avec beaucoup de circulation pendant quelques kilomètres. Fin de journée vers 4h, nous avons pu faire un grand nettoyage de vélo. Ce soir, nous pouvons enfin nous reposer dans des lits, quel bonheur ! En effet, nous sommes dans la localité de Solt.

AUTEURS : Wendy COLLE et Sarah BOUCHENTOUF

Vidéo de l'étape 12

ETAPE 13 : SOLT – MOHACS

Comme prévu, le départ s’est effectué à 08h30. Une courte matinée nous attendait, accompagnés par le soleil et la chaleur. Bien que la route ne soit pas confortable (c’était un chemin de terre), la matinée s’est tout de même bien passée.

Déjeuner au bord du Danube, où nous avons enfin pu savourer la goulash et une autre spécialité, l’apfelstrudel, petite pâtisserie aux pommes et à la pâte feuilletée. Après le repas, bien qu’il ne faille pas se baigner juste après, Marc a, avec son vélo, plongé dans les eaux froides du Danube.

Une longue fin d’étape nous attendait, et toujours sur la même route et le même paysage : le Danube caché par des arbres d’un côté, et de l’autre, soit de la forêt peuplée par des animaux sauvages, soit des champs ! Pendant que nous dégustions nos Mars, un chien sauvage est venu marquer son territoire sur Raymond, notre cameraman. A cause d’un soleil omniprésent, de nombreux coups de soleil se sont manifestés.

Contrairement à nos habitudes, nous sommes logés dans un hôtel pour le moins « chic », ce qui est très plaisant. Seul Hic au tableau, la trop petite portion de goulash et de crèpe au sucre et au citron.

AUTEURS : Melek GENC et Jacques ESCHENLAUER

Vidéo de l'étape 13

ETAPE 14 : MOHACS – VUKOVAR

Vendredi 09 avril

A 06h30, comme d’habitude, le réveil sonne pour la troupe endormie. Cependant, il est difficile de se lever puisque l’hôtel dans lequel nous avons dormi était de loin le meilleur depuis le départ. Les lits étaient confortables et les douches spacieuses.

Une fois bien sortis de notre sommeil réparateur, nous nous sommes installés pour prendre le petit-déjeuner à la hauteur de notre routine : pain, beurre, confiture, et bien sûr un assortiment de charcuterie locale. Après un briefing nécessaire pour passer une bonne journée en toute sécurité et dans la bonne humeur, nous nous élançons vers 08h30 vers Vukovar. Et là, avant même d’être partis, CREVAISON !... Après une réparation digne d’un stand de Formule 1, nous repartons en direction de la frontière croate. 1h30 plus tard, les douaniers décident enfin de nous laisser partir, mais à une condition… nous devons être accompagnés d’une escorte policière. C’est la grande classe, de vraies stars !

Sur le trajet, les paysages ne changent pas beaucoup à la campagne, mais on ressent encore une certaine pauvreté dans les villes.

13h00, les ventres gargouillent et le déjeuner s’installe rapidement sous forme de pique-nique. Après quelques caprices de la météo, nous repartons toujours accompagnés de policiers. Cette fois-ci, ce sont des motards. La route s’offre à nous puisque les feux tricolores sont neutralisés pour notre passage dans les carrefours, et la circulation est arrêtée pour notre passage, même sur les lignes droites.

Finalement, nous arrivons après seulement 95 km et prenons nos quartiers dans un hôtel bien plus modeste que la veille, à Vukovar, ville marquée par la guerre des Balkans. Le repas se déroule dans un petit restaurant en face, et nous mangeons une soupe de vermicelles, suivie d’un steak frites. Enfin, pour finir, Guy Assmann nous a lu quelques extraits concernant l’atrocité des guerres pour nous faire réfléchir à nos visites du lendemain.

Pour conclure cette journée, les paupières se ferment à 22h00.

AUTEURS : Joan KIENTZ et Nicolas KOESSLER

Vidéo de l'étape 14

ETAPE 15 : VUKOVAR – NOVI SAD

Samedi10/04

Dobar dan (bonjour en Croate)

La journée débute avec une sorte de lait aromatisé au café : assez bizarre. S’ensuit une visite de Vukovar en bus : de nombreuses traces de balles sur les murs des maisons et des édifices en ruines nous frappent tout de suite !

A l’hôpital de Vukovar, cible prioritaire pendant la guerre de 1991, nous visitons un petit musée et voyons une vidéo qui montre l’ampleur de la tragédie. Puis nous allons à OVCARA, où plus de 200 Croates ont été exécutés et jetés dans une fosse commune par leurs bourreaux. Un journaliste français de 22 ans faisait partie des victimes. Un mémorial rappelle cet événement terrible et ravive le souvenir des martyrs.

A vélo, nous avons passé, grâce au classeur magique de Marc (avec sa collection de passeports) la frontière entre la Croatie et la Serbie à Ilok, après seulement ½ heure d’attente. Nous voilà en Serbie, notre 7ème pays depuis le départ !

Nous avons fait 47 km sur une route pénible avec beaucoup de camions, des nids de poules, des rafales de vent. Une concentration maximale était exigée. Nous étions par contre attendus par une représentante de l’association de cyclisme serbe à l’entrée de la ville pour nous guider jusqu’à notre destination.

L’hôtel de Novi Sad promet maintenant d’être confortable pour une bonne récupération. Et ce soir, surprise e émotion étaient au rendez-vous avec la distribution du courrier par la factrice serbe Chantal Mabirgranada.

AUTEURS : Valentin LALLEMAND et Guy ASSMANN

Vidéo de l'étape 15

LES COMPTES DE CHANTAL

(sans le conte de Guy, occupé à dormir !)

Bonjour à tous

Quelques nouvelles plus globales sur notre avancée et le succès de la troupe auprès de nos interlocuteurs…

DILLINGEN : au fait, premier passage à l’hôpital à la suite d’une chute… plus de peur que de mal pour Wendy !

NEUSTADT : accueil en Mairie, dans la salle du Conseil Municipal… impressionnante !

REGENSBURG : accueil dans un gymnase, où, une fois de plus, des activités sportives ont été annulées pour nous laisser le libre accès dès notre arrivée. Le repas a été pris dans le restaurant voisin, dont le propriétaire est…. Serbe !

BOGEN : accès à une salle de sport, gracieusement

VILSHOFEN : accueil très chaleureux par e secrétaire général de la Mairie, et le Maire lui-même. Consultations chez le médecin pour Rachel et Manu qui ont des problèmes de genou qui aura pour conséquence la mise au repos plus ou moins longue. Bac blanc de français pour Sarah, Nicolas, Zuheyl et Valentin, dans la salle du Conseil Municipal de la Mairie, avec passage du Maire venu voir s’ils travaillaient bien, et boissons à volonté ! L’hébergement qui devait se faire dans une école avec accès à une cuisine dans un autre bâtiment a finalement, pour des raisons de disponibilités, été déménagé dans un lycée… où les élèves apprennent entre autres la cuisine ! Quel luxe…. 5 équipements de cuisine complets dans une grande salle de cours… de quoi s’étaler… Et enfin, petit détail très important, accès à un lave-linge et un sèche-linge !

SCHLÖGEN : pique-nique au bord de l’eau

LI NZ : hébergement dans le club house d’un club de kayak et aviron. Le repas est fourni par le club moyennant contribution.

GREIN : l’accès à une école est prévue… arrivés sur place, il faisait tellement beau, que nous avons prévenu le « Hausmeister » qui n’habitait pas sur place qu’il n’avait pas besoin de se déplacer et que nous options pour la version pique-nique au bord de l’eau. De plus, cela évitait aux cyclistes de faire un détour de quelques kilomètres…

VIENNE : superbe accueil par M. Houille, Proviseur adjoint du lycée français de Vienne, qui nous a ouvert son établissement lui-même, pendant les congés. Sur ses bons conseils et en sa compagnie, nous avons découvert pour le dîner un « Heuriger », restaurant typique autrichien, où l’ambiance a été très joviale. N.B. : anniversaire de Jean-Bernard, un de nos caravanistes !

BRATISLAVA : accueil humide et venteux, mais très chaleureux, au lycée franco-slovaque de Bratislava. Des lycéens et leur professeur de SVT sont venus exprès pour prendre en charge les élèves et leur faire visiter la ville. Quelle chance, ils parlent tous le français ! Gros hic toutefois, la disparition de la caméra de Raymond pendant notre passage au restaurant ! Un bus qui arrive un peu tard pour le départ, mais cela est mieux que rien du tout !

BUDAPEST : accueil dans un établissement scolaire par le seul professeur de français du lycée. Le déjeuner nous attend, le dîner nous est fourni froid. Le responsable des relations internationales de la Mairie nous met un de ses collaborateurs à disposition pour nous emmener visiter la ville. Nous sommes également reçus par M. L’Ambassadeur de France à Budapest de façon très conviviale.

RACKEVE : pique-nique à LÖREV à la place… ce qui fait dire à Jean-Michel ILTIS que le déjeuner est idyllique !

SOLT : un hôtel entier pour nous tous seuls ! Arrosage des vélos, chambres confortables, repas copieux avec un énorme dessert… et un aubergiste qui s’étonne du sens dans lequel partent les cyclistes le lendemain matin… et à raison, car 5 mn après, les voilà qui repassent dans l’autre sens. Il l’avait bien dit !

KALOCSA : une fois n’est pas coutume, déjeuner en terrasse dans un restaurant au bord de l’eau !

MOHACS : hébergement dans un hôtel/centre équestre très confortable. Repas un peu léger, mais personne n’est mort de faim ! Les réserves personnelles ont été bien entamées. Ouf, les valises seront moins lourdes à transporter.

OSIJEK : pique-nique au pied d’un fort, à l’entrée de la ville. Arrivée impressionnante, encadrés par deux voitures de police gyrophares allumés…. Départ encore plus impressionnant, car non seulement le groupe était entouré par deux motards, gyrophares allumés, mais en plus des policiers bloquaient la circulation à tous les carrefours pour que le groupe n’ait pas à s’arrêter…. Il n’y avait pas que les cuisses qui enflaient à cause de l’effort, mais aussi les chevilles ! Sauf bien-sûr pour les véhicules de la caravane qui n’étaient pas pris en compte dans la procédure ! Au fait, grande découverte : les knacks sont emballés individuellement non dans une peau comestible, mais dans du plastique !

VUKOVAR : accueil très chaleureux et apaisant par le Père Gordan qui a organisé l’hébergement, les repas, l’affrètement du bus pour le lendemain. Visite émouvante de la ville le lendemain, guidée par le Père lui-même. Passage à l’hôpital pour Ludovic, qui se traduit par un plâtre au poignet, mais avec la possibilité de rouler quand même !

ILOK : arrivée en bus, pique-nique. Départ précipité d’un des véhicules de la caravane pour aller chercher Sonya HIRTENBERGER, professeur d’anglais, venue renforcer l’équipe.

NOVI SAD : hébergement en hôtel, organisé par l’association cycliste serbe. Sa secrétaire générale, prévenue par le douanier du passage des cyclistes, vient elle-même faire l’accueil à l’entrée de la ville pour les guider vers l’hôtel… Et oui, les GPS n’indiquent aucune adresse dans la ville ! Tous vos courriers sont distribués…. Enfin de la place dans ma voiture !

La suite au prochain numéro….

Les connections Internet étant assez fluctuantes, les nouvelles sont irrégulières !

A bientôt pour d’autres nouvelles !

Auteur : Chantal MABIRE, responsable logistique

ETAPE 16 : NOVI SAD - BELGRADE

Dimanche 11 avril 2010

Réveil à 07h30, soit une heure de sommeil supplémentaire par rapport à notre habitude !

Départ pour Belgrade programmé à 10h, matinée assez cool, pas de contrainte de temps importante. Nous sommes attendus à midi pour un barbecue à l’Ecole Française de Belgrade. Un petit ralentissement sur l’autoroute à cause de travaux sur un pont surplombant le Danube, mais nous arrivons à bon port sans trop de retard. Un accueil extraordinaire nous attend ; les élèves, leurs parents et les enseignants parlent la langue de Molière sans aucune difficulté. On se sent chez nous. C’est un grand moment d’émotion et d’échanges pour tous. Le prolongement de ce repas royal s’étire jusqu’à 15h avec, avant le départ, la traditionnelle photo de groupe. Nous remercions toutes les personnes qui nous ont accueillis avant de partir pour notre hébergement au centre ville. Nous marchons à travers la ville et découvrons les vestiges des bombardements de l’OTAN datant du conflit du Kosovo. « Impressionnant »

Après nous être installés à l’hôtel, nous sommes partis pour une visite guidée de la ville, nous avons commencé par découvrir les fortifications de Belgrade avec une vue panoramique sur la ville et la rencontre entre le Danube et la Sava. Ensuite, nous avons vu le centre ville en bus et enfin, nous nous sommes arrêtés pour découvrir l’immense temple orthodoxe fait de marbre encore en construction. Il est déjà 20h passé, nous trouvons le restaurant le plus proche de l’hôtel avant une nuit de sommeil.

AUTEUR : Manuel BOHR

Vidéo de l'étape 16

ETAPE 17 : BELGRADE – BELA CRKVA

12 avril

Rien ne vaut une bonne nuit de sommeil avec pour berceuse le bruit familier des voitures et des tramways juste devant l’hôtel à Belgrade. Cet hôtel 3* est en fait une auberge de jeunesse. Qu’à cela ne tienne, nous avons appris à nous adapter et sommes reconnaissants envers les lieux qui nous sont proposés.

Cette matinée commence par une douche bien chaude. Le bus nous emmène à travers routes sinueuses et paysages magiques que même l’appareil photo ne pourrait copier ! Certains dorment, d’autres observent, d’autres discutent … bref, pour le moment, la sérénité es de rigueur.

Bientôt le bus s’arrête pour nous lâcher au milieu de nulle part, un typique petit village serbe où ne passent quasiment que tracteurs rouges et vieilles voitures. Là, nous déchargeons les valises du bus, puis les vélos des camionnettes, ainsi que les caisses. Ce sont des gestes habituels maintenant. Le quart d’heure nettoyage de vélo et mécanique s’impose pendant que nous autres, gente féminine caravanière, préparons le pique-niques (Oh, le stéréotype !).

Je reste bouche bée quand en m’éloignant un peu je vois une bergère serbe venue faire paître ses moutons non loin de là où nous nous ravitaillons. C’est une image que j’ai rarement vue, et qui restera dans un coin de ma tête.

Nous reprenons la route sous le son habituel de notre cloche pour nous retrouver, caravaniers et cyclistes, au bord du Danube où nous attend une embarcation un peu particulière. En effet, nous allons tous monter sur une énorme barge de bois vieillote, mais à l’arrivée très solide, manœuvrée par un petit remorqueur. Il s’agit pour nous de traverser le fleuve.

Des rires nerveux fusent, certains sourires sont un peu crispés… mais nous passons un moment agréable à nous émerveiller devant la beauté qui s’offre à nous lors de la traversée. La voiture placée à l’avant se fait doucher gratuitement, et certains d’entre nous aussi !

On touche enfin la terre ferme et certains cris de joie se font entendre. Cette traversée restera un grand souvenir pour tous !

A peine une dizaine de kilomètres nous séparent de l’hôtel qui porte le nom d’Hôtel Royal où nous découvrons les « suites royales » qui nous sont réservées. Voyez-y un peu d’ironie.

Programme de ce soir : exposés, repas et dodo !

AUTEURS : Rachel GRUNENWALD et Christophe GUILLAUME

Vidéo de l'étape 17

Etape 18 : BELA CRKVA – CORONINI

Mardi 13 avril

En Serbie, au mois d’avril, on éteint le chauffage. Règle générale. Même s’il fait 8°C dehors et 15°C dans les chambres. Alors nous, petits Français pourris gâtés, cette nuit on a caillé ! Un couchage confortable et propre mais un peu léger. Le principal, nous avions un toit sur la tête et après un réveil matinal, à 07h00, tout le monde était au petit déjeuner. De nouveau, œuf dur, saucisson, moutarde et pain. Thé d’hibiscus ou Carcadé pour ceux qui connaissent.

Cette fois, nous avons sorti la confiture, les céréales et l’incontournable pâte à tartiner chocolatée, histoire de booster le moral des troupes.

Départ à l’heure. Aujourd’hui, nous passons en Roumanie. Sans doute la partie du Danube la plus attendue. Le passage de frontière est simple.

Ce qui est remarquable en Serbie, et que l’on retrouve en Roumanie, c’est la beauté des terres agricoles, des champs soignés (le blé du printemps est déjà haut), des vergers à perte de vue : pommes, poires, cerises, cornichons... (La Serbie est le premier producteur de framboises d’Europe). Son agriculture produit l’alimentation pour l’équivalent de 60 millions de personnes. Sa population n’étant que de quelques millions, elle exporte donc la majeure partie de sa production.

En Roumanie, même impression de cultures soignées. Pourtant, ici, ils sont loin les tracteurs géants de la Beauce et de notre plaine alsacienne. Les tracteurs datent de l’après-guerre. Et nous croisons, peu de temps après la frontière, notre première carriole à cheval. Je retrouve dans ma mémoire, les images de mes livres de géographie…..

Les habitants sont affables, souriants, nous disent bonjour. Dans les villages traversés, nous sommes surpris de voir les puits toujours en activité : l’eau courante n’a certainement pas gagné tous les foyers. Les petits vieux discutent sur le pas de la porte, assis sur un banc, Il y a peu de mouvement dans les rues, peu de voitures, la vie marche au pas des chevaux.

Stress, stress…………, pourquoi nous as-tu fait oublier que l’on peut simplement vivre au pas de l’homme, au pas des chevaux !

Les routes ne sont pas bonnes, mais ce n’est pas un problème pour nos cyclistes disciplinés.

Et pis, au détour d’une petite colline, le Danube apparait, immense. Le vent qui souffle forme des vagues, et leur écume blanche est celle d’une mer agitée.

Et puis des bouteilles, des sacs plastiques, poussés par ce vent continu, s’accumulent et encombrent les rives. Les décharges à ciel ouvert aussi gâchent le paysage. Rançon d’une civilisation de l’emballage, qui s’immisce dans un pays qu’on aurait pu croire, comme ça, au détour d’un virage, complètement vierge.

Mais l’étape de midi approche. Merveilleuse salade de pâtes et salade de fruits frais, concoctée sur le bord de la route entre colline et Danube, sous un petit vent … qui ne semble pas vouloir mollir…

A nouveau, les cyclistes repartent. Cette fois je les accompagne. C’est le jour de mon anniversaire. Joli cadeau qu’ils m’offrent là, une petite étape de 30 km, juste bien pour mes mollets peu (ou pas du tout) entrainés, une route sympa, que de la pente douce jusqu’à Coronini, notre étape de nuit. Et nous voila partis. Quel bonheur ce vent qui vient à votre rencontre. Quel bonheur de longer le fleuve sorti de ses berges, submergeant ses iles dont on ne voit plus que le sommet des arbres. Je pédale, j’essaye de tenir le rythme. C’est ça le plus dur, tenir le rythme du peloton. Je reçois des conseils, on m’aide, on me protège du vent, ce vent qui ne mollit pas… Ce vent qui nous oblige à pédaler même dans les descentes tellement il forcit. Il s’engouffre dans la vallée. Je l’imagine bien, plus en aval, passant les portes de fer, y gagnant en vitesse pour débouler en furie dans la vallée que nous descendons. Le vent vient à bout de mes forces. Partie en début de peloton, et malgré l’attention de mes compagnons, je glisse irrémédiablement en queue de peloton où Francine et Jean-Marie me récupèrentJ. Le dernier kilomètre est dur. Mal aux pieds, mal au genou, mal aux fesses…

Mais ça y est, on est arrivés. Chez les jeunes, pas une plainte, pas un soupir. Le sourire. C’était juste une belle étape…

C’est cela leur force. Aucun ne se plaint. Tous sont tendus vers un seul but : arriver à Istanbul. Ils se le sont promis. Ils tiendront promesse. Le reste, les petites difficultés de la vie en groupe, les personnalités qui se frottent, finalement, ce n’est pas grand-chose !

AUTEUR : Sophie SCHWARTZ

Vidéo de l'étape 18

LES COMPTES DE CHANTAL

Eh oui, déjà ! Profitons de l’accès Internet et d’un début de nuit tranquille au bord du Danube, en Roumanie !

NOVI SAD : N.B. c’est l’anniversaire de Manu qui fête – et cela va en faire rêver plus d’un du bon vieux temps – ses 22 ans ! Joyeux anniversaire Manu

BELGRADE : Adieux émouvants à Damien qui reprend le chemin de la France par les airs. Transfert en bus vers Belgrade. Accueil très chaleureux par les équipes (agents, enseignants et direction) de l’Ecole Française de Belgrade autour d’un excellent barbecue. Départ vers l’hôtel à pied, installation (3ème sans ascenseur pour la plupart), puis visite guidée de la ville en bus. Dîner au restaurant. Au menu les inévitables choux !

KLICEVAC : transfert en bus depuis Belgrade. Finalement l’arrêt pique-nique se fait à RAM. L’approvisionnement devient très compliqué, les villes avec banque et supérette étant très peu nombreuses dans cette région. Passage du Danube sur une vieille barge manœuvrée par un remorqueur. Expérience unique pour tous !

BELA CRKVA (et non Vracej Gaj) : hébergement dans un hôtel qui visiblement n’a pas beaucoup servi ces derniers temps vu la température intérieure. Encore des knacks avec peau en plastique pour le petit-déjeuner !

Voilà pour les comptes d’aujourd’hui… ah non, un dernier, à régler celui-ci avec le cameraman…. Il ne perd rien pour attendre, foi de Chantal !

Des contes suivront !

AUTEUR : Chantal MABIRE, Responsable logistique

Etape 19 : CORONINI – DROBETA TURNU SEVERIN

Mercredi 14 avril

Après une bonne nuit passée dans les lits d’une pension, nous voilà requinqués pour une nouvelle journée de vélo. Il nous en a fallu du courage, car tout au long de la journée, pluie et vent étaient au rendez-vous. Mais, malgré ce temps, les paysages étaient magnifiques. Nous vîmes le Danube passer entre les Portes de Fer (de multiples falaises recouvertes d’un manteau vert qui se resserrent pour compresser le cours du Danube). Après cette matinée pleine d’efforts (69 km), nous avons mangé dans un petit restaurant sur la rive du fleuve.

Après un long temps d’attente (les cuisiniers n’étaient pas prêts à notre arrivée) qui nous a mis en retard, nous sommes repartis gravir quelques collines pentues. Mais comme le dit si bien le dicton « après l’effort, le réconfort ! », nous avons croisé une statue très connue ici en Roumanie, un grand visage taillé à même la falaise.

Sur notre chemin, nous avons également croisé des vaches, des chevaux en liberté, des grenouilles « écrabouillées » et beaucoup de chiens errants. Les routes empruntées l’après-midi étaient assez difficiles et sinueuses (des trous et des voitures). Malgré le trafic important et quelques embuches, nous sommes arrivés à bon port en toute sécurité grâce à la bonne organisation de nos encadrants et des camionnettes.

Résultat : nouvelle journée pleine d’émotion dans tous les sens du terme !

AUTEURS : Anaïs MEHL et Justine MULLER

Vidéo de l'étape 19

Etape 20 : DROBETA TURNU SEVERIN – CALAFAT

Jeudi 15 avril

Après une nuit dans un hôtel permettant aux raideurs de se reposer pour une longue étape de 114 km, nous sommes partis sous une pluie incessante. Mais nous avons su affronter le mauvais temps en chantonnant pour certains, en encourageant pour d’autres afin de raviver l’esprit du groupe.

Il y a eu deux crevaisons juste avant de déjeuner, 2 crevaisons de Christophe.

A midi, un pique-nique était organisé. La pluie a cessé juste après par chance, mais le beau temps n’est pas apparu pour autant. Cela nous a quand même permis de finir l’étape au sec

L’après-midi fut de nouveau entaché par des crevaisons : deux de Christophe On a ce qu’on mérite ? n’est-ce pas ? La phrase est doénavant culte dans le raid !

AUTEURS : Mélanie RINCKENBERGER et Ludovic OCHAVO

Vidéo de l'étape 20

ETAPE 21 : CALAFAT – CORABIA

Vendredi 16 avril 2010

Ce matin nous nous sommes levés à 06h30 , et, à 07h00, nous avons sorti les vélos des camionnettes où ils avaient été stockés pour la nuit, et nous avons chargé les valises et les caisses. Il y avait un embouteillage car l’ascenseur se bloquait régulièrement. A 07h30, nous avons pris le petit-déjeuner ; encore du salé !

A 08h15, nous sommes partis de Calafat. Sur notre route, nous avons dépassé des charrettes tirées par des chevaux. Il y en avait beaucoup. Au bord de la route, il y avait beaucoup d’oie, d’oisillons, canards, chèvres, moutons, cannes, cannetons, chiens et, dans les nids sur les poteaux, des cigognes. Au moins une dans chaque village !

Les gens nous souriaient, nous saluaient ; ils étaient accueillants. A midi, nous avions 86 km dans les jambes…. Un véritable exploit ! Rappelez-vous qu’au début de nos entraînements, nous ne faisions que 50 km dans une journée ! Le repas préparé par la caravane était excellent.

L’après-midi, pour bien digérer, nous commençons par une montée ! Nous étions près du Danube, c’était assez marécageux. La bonne humeur était au rendez-vous, tout le monde chantait, se parlait. Par moments, nous essayions de communiquer avec les habitants des villages traversés, par des expressions comme « salouté », « tchao » ou encore « Français ».

Ce soir, nous dormons à Calafat, dans un internat où nous sommes bien accueillis, malgré le peu de moyens disponibles. Après le repas, nous avons visité une peu la ville avec des lycéens roumains qui ne parlaient pas français. L’anglais était notre seul moyen de communication.

Et…. Et…. C’était notre 1ère journée ensoleillée depuis bien longtemps !

AUTEURS : Mélanie RINCKENBERGER et Vivien REEB

Vidéo de l'étape 21

ETAPE 22 : CORABIA – GIURGIU

Samedi 17 avril 2010

 Vidéo de l'étape 22

ETAPE 23 : GIURGIU – MALKO TARNOVO

Dimanche 18 avril 2010

 Vidéo de l'étape 23

ETAPE 24 : MALKO TARNOVO – KIYIKOY

Lundi 19 avril 2010

 Vidéo de l'étape 24

ETAPE 25 : KIYIKOY – AMAVUTKOY

Mardi 20 avril 2010

 Vidéo de l'étape 25

ETAPE 26 : AMAVUTKOY – ISTANBUL

Mercredi 21 avril 2010

Vidéo de l'étape 26

Les Raideurs fous à ISTANBUL

Du 22 au 24 avril 2010

Vidéo des visites

Visites vues par Monraimon